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En 1994 j'ai eu l'immense chance de rencontré l'artiste sculpteur José Vermeersch,grace a une connaissance commune. Nous avons sympathiser dés notre premiere rencontre. Notre collaboration durera deux ans, je peu vous dire qu'il était un immense Artiste,et qu'il n'était pas avare de c'est idée ni de c'est connaissance dans le grand sense du terme.

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A Boussu, dans une vieille et haute grange baignée d'une douce lumière automnale, se reflète l'atmosphère sacrée d'un temple. Je suis dans l'atelier de Giampaolo Amoruso. Comme un chanteur à la voix claire, il surgit du vignoble, dans une aura de longs cheveux noirs, sympathique avec sa barbe de trois jours. Nous devenons amis. Au cours de nos rencontres, il se révèle à moi tel qu'il est vraiment: un pur-sang cordial et serviable. Les corolles de son gros cigare exhalent sa joie de vivre. Tel un grand prêtre, Giampaolo Amoroso s'impatiente d'accomplir le rite sacré: la lutte quasi magique avec la matière dans laquelle il veut que se fige son ardeur. Dans l'incandescence naît la tension de l'instant créatif: Ce bref moment miraculeux impose à la matière difficile une forme essentiellement expressive: la tête. Giampaolo Amoruso donne au verre une nouvelle dimension, l'entraîne hors de ses limites artisanales. Grâce à sa volonté et à son inventivité, cette matière limpide devient un moyen d'expression artistique a part entière. Tombée d'un ciel d'azur, une fontaine se fige en formes démoniaques. Aucune place pour le carnavalesque. Dans la fantaisie seulement du spectateur, la tête nue s'orne de couleurs. Des couleurs criardes sont devenues des spectres d'étés révolus. Disparus au loin, ils s'approchent, comme des regards d'avant et d'après la vie. Des amis de musique dans le mystère de la mort, des têtes comme des objets, le chant éteint dans une pérennisation rebelle aux couleurs. Un embrasement du feu, le pli net, et le souffle de la virtuosité ont donné forme aux transparents, maintenant refroidis. Aujourd'hui, ils rêvent du chant qui triomphe dans le silence encore vibrant.
José Vermeersch

 


 

Atelier de Boussu 1994 / 96